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Le FC Barcelone à 7 ans (à peine) !

12 septembre 2009 Alexandre 2 commentaires

Nous l’avons appris dernièrement dans le quotidien L’Équipe, un très jeune joueur de l’Olympique Lyonnais filera la saison prochaine en Espagne. Il y intègrera le centre de formation du prestigieux FC Barcelone. Ce jeune « prodige » s’appelle Kaïs et il a 7 ans…à peine.

A première vue, la situation de ce jeune rhodanien fait rêver. Quel enfant aujourd’hui ne rêve pas à sept ans si ce n’est plus, de se voir intègrer le centre de formation d’un des plus grands clubs européens ? Aucun ! Tous veulent devenir footballeurs professionnels. Mais toutes ces pensées et autres rêves naissent à une période de l’existence où chacun est encore déconnecté de la réalité et pense que les places sur les pelouses du Nou Camp ou d’Old Trafford sont illimitées. Malheureusement ou heureusement pour eux, non.

RÊVE- Barcelone, un club qui fait rêver les jeunes du monde entier. (source : blog.bstat.eu)

RÊVE- Barcelone, un club qui fait rêver les jeunes du monde entier. (source : blog.bstat.eu)

C’est une des raisons pour laquelle le cas de ce jeune lyonnais m’interpelle. Il est vrai qu’aux dires de ses entraineurs ou même du FC Barcelone, cet enfant parce que s’en est un avant tout, semble avoir des capacités et un niveau technique d’un autre monde. D’accord, je ne remettrai pas en cause ce constat là. Mais ce qui me gêne un peu plus, c’est cette décision prise par ses parents (puisqu’à 7 ans ce sont les parents qui décident) de le laisser intégrer Barcelone dès la saison prochaine et la fin de son année de CE1. Une décision qui me paraît plus qu’hative pour ce cas exceptionnel même s’il y en a eu d’autres. En effet, Kaïs est très jeune voir trop jeune pour déménager dès ses huit printemps en  terre catalane. Vous allez tout de suite me dire : « Mais non, c’est très bien, il ne risque rien. Il sera encadré par de grands éducateurs et entraineurs ! » Je suis d’accord avec vous sur ce point là mais je m’inquiète plus pour son futur. Ce futur que je résumerais avec le proverbe suivant : « ça passe ou ça casse. ».

Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’il me paraît trop tôt pour savoir s’il sera un grand du football et pour distinguer tout son potentiel. Même si ce dernier peut être très bien formé dans ce grand club d’Europe. Ce club ne sait à ce jour comment Kaïs évoluera et vivra les changements durant sa jeunesse puis son adolescence. Et oui, l’adolescence, si différente selon les individus. Cet enfant devra lui aussi passer par là. Et quelles seront les conséquences de ce bouleversement à la fois psychologique mais aussi physique ? Des changements qui peuvent amener chez ce jeune un rejet du football ou encore une perte de certaines de ses capacités techniques possédées à ce jour. Même si je ne lui souhaite pas cela, c’est une possibilité totalement rationnelle que je me permet de notifier. Kaïs peut aussi très bien perdre en niveau avec le changement de situation de jeu comme par exemple le passage au grand terrain au fil des catégories. Mais aussi, se plaira-t-il à sa nouvelle vie barcelonaise ? Nul ne le sait et à mes yeux, un transfert vers les 13-14 ans du jeunhomme m’aurait semblé plus judicieux. De plus, il ne faut pas se leurrer sur la politique de ces grands clubs européens étant une politique de la quantité même si elle privilégie aussi la qualité. Je l’appellerai la politique du « poulailler ». Celle-ci revient à enrôler un maximum de bons éléments très jeunes pour qu’à la clé il y en ai au moins deux ou trois qui sortent du lot. C’est un peu comme si à une question d’évaluation vous donneriez toutes les réponses possibles pour être sûr d’avoir la bonne. Et cette politique me fait très peur pour tous ces jeunes concernés qui arrivés à une situation d’échec sportif se retrouvent au bord de la route et désespérés. Mais tous les clubs vous répondrons que pour éviter ce type de situation, ils mettent le football au même niveau que les résultats scolaires. Dans le but de permettre au joueur de trouver une issue de secours. Mais c’est une manière de faire qui me laisse perplexe à la vue du laxisme éprouver par nombre de clubs à tenir leurs engagements.

Et si vous vous demandez aussi qu’est-ce qui peut motiver cette rapidité de transfert en dehors du côté sportif. Vous trouverez la réponse au niveau du porte-monnaie. L’argent qui je le répète, est le nerf du sport mondial aujourd’hui et finira malheureusement par avoir raison de lui. Pour ça j’ai déjà prévu de vous exposer pourquoi dans un article futur. Sinon pour en revenir à ce jeune lyonnais, la motivation s’est très certainement vue accélérer après la somme proposée par le club catalan à Lyon et peut-être aux parents comme ça s’est déjà fait dans d’autres cas. Une somme vraisemblablement avoisinante des six zéros. Malgré mes inquiétudes, je ne peux que souhaiter le meilleur et un chemin sans embuches à ce petit « Messi lyonnais ». Bonne chance à toi Kaïs !

Alexandre MOGNOL

Domenech : « Je peux dire tout et n’importe quoi, ça j’ai l’habitude. »

4 septembre 2009 Alexandre 4 commentaires

Aujourd’hui (16h30) avait lieu la traditionnelle conférence de presse du sélectionneur de l’équipe de France, avant le match crucial pour la qualification au mondial 2010. L’équipe de France défie la Roumanie ce samedi à Saint Denis.

Raymond nous est arrivé serein comme à son habitude, beau comme un camion dans son costume rouge de clown…euh non, de patron de la sélection tricolore. Les journalistes commencent alors à poser les traditionnelles questions, plus ou moins intéressantes. Mais en réalité, l’intérêt de la question ne réside pas dans cette dernière, mais plus dans la réponse que lui donne l’interlocuteur du jour. Et malheureusement, ces réponses riment avec un mélange assez sombre de noms, d’adverbes et d’adjectifs. Rares sont les phrases complètes dictées par le sélectionneur français. Monsieur Domenech ne change donc pas. Et tous, observateurs que nous sommes, avons ce même sentiment récurrent après cette conférence de presse : Raymond Domenech est sûr de lui.

« Il y a des étapes à passer. »

L’entraineur semble donc faire confiance à ses joueurs. Les anciens comme les plus jeunes, il avancera quand même la difficulté de mettre dix-huit joueurs sur la feuille de match et d’en laisser cinq dans les tribunes. Et lorsqu’un journaliste lui demande comment sont les joueurs avant le match, il répond : « BIEN ! ». Pensiez-vous réellement que Raymond Domenech allait annoncer à la presse la situation de stress qui traine autour de ses protégés ? Bien entendu que non. Sinon à par ça ? Rien. Ah si ! Il a su dire une dizaine de fois qu’il y avait des étapes à passer et que cet argument était essentiel.

SEREINS- Les Starsky et Hutch de la FFF gardent l'oeil sur l'équipe de France. (source : yahoo.com)

SEREINS- Les Starsky et Hutch de la FFF gardent l'oeil sur l'équipe de France. (source : yahoo.com)

En réalité il voulait dire par là que l’essentiel n’est pas la manière mais plus le résultat, étant la qualification au mondial en Afrique du Sud. Langue de bois quand tu nous tiens… A la vue de ce mépris « Domenechien » et de son insolence humoristique, un journaliste ne peut s’empêcher de poser une question complétement à côté de la plaque : « Rama Yade, ministre des sports, a-t-elle son mot à dire sur la composition d’équipe ? », entrainant les rires de l’assistance…Là, il t’a eu Raymond.

Qui pour rassurer les français ?

La conférence continue alors  son chemin quelque peu sinueux après cette question « super drôle ». Et nous arrivons vers la sortie, « Ouf, heureusement », si ça dure trop longtemps, Raymond risquerait de finir en slip sur la table des micros à faire la danse du ventre. Non il y en a sincèrement assez comme ça. La dernière demande que j’ai donc retenu est la suivante : « Qu’avez-vous à dire pour rassurer les supporters français ? » confie un reporter. Nous attendons tous à ce moment là , la réponse du « commandant de bord » digne des plus grands films hollywoodiens. Et bien non, nous sommes encore une fois déçus. La réponse ? Peu importe…je vous la donne quand même : « Non je n’ai rien à leurs dire, c’est les joueurs qui les rassureront. ». D’accord Raymond on te fait confiance. Mais à ce compte là, nous ne voyons point l’intérêt de t’écouter, si ce n’est pour raconter des salades et amuser la galerie. La meilleure des paroles reste celle-ci : « Je peux dire tout et n’importe quoi, ça j’ai l’habitude. ». C’est alors que tout le monde pousse un gros « OUF ! »…c’est bien Raymond qui parle.

Fini la plaisenterie, Raymond, tu as une évaluation demain : France-Roumanie, 21h au stade de France. Mais ne t’en fais pas Raymond nous savons tous que sous ton air de grand seigneur sûr de lui, tu as un peu peur…

PS: Passe le bonjour à « papa Escalette », de toute façon tu n’as rien à craindre, c’est lui qui corrigera ta copie. Il a même dit au micro de BFMtv, qu’il te faisait confiance jusqu’en 2010, même si tu ne te qualifiais pas pour le mondial. Avant ça, il confiait aux journalistes une réponse plus qu’ambitieuse et d’une grande « positive attitude » à ton égard et à celui de l’équipe de France en disant : « L’équipe de France ne perdra pas, et on gagnera les deux matches. » Alors, « papa Escalette », nous te suivons ! Affaire à suivre…

A.M.

Bordeaux, c’est du lourd !

La terreur dure depuis cinq mois environ et ces quatorze victoires consécutives. Tous les samedis ou dimanches soirs c’est les mêmes symptômes, « puissance, efficacité, régularité » sont les trois mots qui raisonnent dans nos têtes. Le facteur explicatif ? Tout simplement Bordeaux. Et le dernier match ne contredira pas le diagnostic. Pour cause, une dérouillée claire, nette et précise infligée à des niçois dépassés (4-0). Mais que se passe-t-il de plus en Gironde qu’ailleurs ? Quels sont les facteurs de cette réussite sans précédent ? Éléments de réponse.

Gourcuff ou la pièce maîtresse du groupe (source : msn.com)

Gourcuff ou la pièce maîtresse du groupe (source : msn.com)

L’ascension vers les prémices d’une quintessence recherchée côté bordelais, s’est développée il y a trois ans. En 2007, Triaud offre le premier poste en tant qu’entraineur à Laurent Blanc. Pari risqué pour le président bordelais, très critiqué sur ce choix qui se révèlera juste par la suite. À premier exercice, premier bilan, les bordelais termineront 2e du championnat de France, derrière un Lyon puissant (à ce moment là). Puis la saison 2008/2009 jouera un rôle déclencheur pour les girondins. Une saison qui voit arriver en Aquitaine un jeune français, exilé à Milan jusqu’ici : Yoann Gourcuff. Malgré un début de championnat compliqué, les marines et blanc termineront champions, devant Marseille et Lyon. Au terme d’une lutte acharnée et serrée pour le titre suprême. Une coupe de la ligue glanée avec succès au dépend de vannetais méritants, viendra couronner le tout. Les bordelais changent alors littéralement de statut et abordent une saison 2009/2010 avec la casquette de grand favoris.

Un effectif stable

Bordeaux tient sa place et son rôle de locomotive d’un championnat français en nette progression. Ils sont seuls en tête avec trois victoires en autant de journées. De plus ils possèdent la meilleure attaque avec 11 buts inscrits. Un constat que l’on pourrait qualifier de « coup parfait ». Pour mener à bien son plan diabolique, Bordeaux compte sur son collectif attrayant, ce dernier resté stable durant le mercato, et nourrit que très peu par de nouveaux visages. Les dirigeants girondins auront donc simplement complété un effectif riche et soudé. Les nouveaux noms ? Plasil, Carrasso, Ciani. Des bordelais ayant enregistré aussi la signature voulu depuis des lustres, de la révélation de l’année : Gourcuff. Une enveloppe de transferts qui s’élèverait à environ 30 Millions d’euros. Une somme dépensée, bien plus modeste que celle de leurs concurrents olympiens. Et c’est bien sur ça que les dirigeants bordelais ont insisté, un recrutement modeste. Un mercato petits bras camouflé par Triaud et Blanc derrière de petits moyens. La raison la plus plausible serait réellement cette volonté de garder une cohésion de groupe en ne changeant que très peu ce dernier. Et les résultats ont suivi, avec dans un premier temps cette victoire en trophée des champions face à Guingamp (2-0). Un match très révélateur, avec une belle équipe bordelaise aux automatismes conservés. Cédric Rouquette (journaliste à l’Equipe) décriera même un Plasil quelque peu perdu au centre d’une équipe rôdée depuis longtemps. Une formation girondine où le collectif est une valeur que Laurent Blanc fait primer sur les individualités. Ces dernières qui malgré tout restent plus que correctes au sein des marines et blanc. Ce constat étant fait, il est donc assez enfantin de noter que Bordeaux possède une certaine longueur d’avance sur ses poursuivants. En d’autres mots, lorsque Laurent Blanc peaufinera la finition des phases de jeu maintes fois répéter, Didier Deschamp, lui, tentera doucement mais surement de faire avancer ses multiples individualités venus de divers mondes, sur le même chemin de conduite.

Un système de jeu

« On ne change pas une équipe qui gagne » est semble-t-il la parole la plus appropriée à la situation actuelle des bordelais. Mais c’est surtout sur son trio offensif (Wendel, Gourcuff et Chamakh) que l’artillerie lourde bordelaise a posé ses fondations. S’il y a bien deux joueurs que Chaban Delmas voulait revoir cette saison ce sont bien Chamakh et Gourcuff, qui semblent s’apprécier à merveille sur le terrain comme dans la vie de tous les jours. Et c’est aussi ça la force de Bordeaux. Les girondins c’est une bonne équipes de copains. Une formation qui peut aussi compter sur une solide défense avec notamment Ciani tout juste arrivé de Lorient mais aussi Henrique, qui à eux deux compenseront le départ de celui qu’on appelle le « traître » en Gironde : Souleymane Diawara. Une défense aux latéraux prometteurs à l’image de Trémoulinas rapidement intégré dans le groupe ainsi que le jeune Chalmé, intenable à droite. Une ligne défensive qui peut s’appuyer sur un de ses plus fidèles lieutenants : Alou Diarra, toujours très solide sur les ballons de récupération dans l’axe du terrain.Un groupe qui a donc le mérite d’être compact en vue des prochaines grosses échéances.

Un entraineur

Laurent le machouilleur

Laurent le machouilleur (source rmc.fr)

Le premier « gros match » prendra place pour le quatrième round du championnat, contre Marseille. « Ah quand Lolo retrouvera DD… » Mais non, ne soyons pas nostalgiques, et tiens, parlons en de ce bonhomme, le machouilleur de touillettes ou l’auteur de « comment embrassez à la perfection le crâne de Barthez », appelez-le comme vous voulez. Un personnage qui depuis deux ans applique sa méthode au sein de l’équipe Girondine. Des victoires, quelques nuls, pas énormément de défaites, Blanc est aujourd’hui à coup sur un des meilleurs entraineurs de la ligue 1. Si Monsieur fait respecter sa loi et voit ses choix se transformer en victoire, il ne préfère pas se projeter vers l’avant. Lolo joue le titre ? Ah ça non, en tout cas pas dès les premières journées ! Enfin…c’est chaque fois la même musique. Modestie quand tu nous tiens…
Quoi qu’il en soit, comme on dit , le résultat est là, et bien là même. Et, match après match, ou plutôt victoire après victoire, Bordeaux devient de plus en plus l’homme à battre…

Qui pour battre le champion ?

Marseille a laissé ses premiers points lors de son déplacement à la Route de Lorient, Lyon quant à lui voit le jour d’un regain de forme. Présentation des deux plus gros concurrents du champion :

Marseille cherche ses repères

L'OM, candidat au titre (source : meilleurprix.fr)

L'OM, candidat au titre (source : meilleurprix.fr)

Sur le papier c’est avec Lyon le plus important concurrent des bordelais. Mais dans le jeu, c’est sûrement celui qui aura le plus de mal à aligner victoires sur victoires en ce début de saison. Il faudra plus de trois matchs aux Marseillais pour trouver leurs automatismes, ceux qui permettent notamment de se mettre en jambes parfaitement dès le début d’un match. C’est ce qui a manqué aux hommes de Deschamps lors du match face à Rennes où Marseille a laissé ses premiers points. Dimanche prochain, il faudra affronter le champion, qui à priori part favoris. Dans un stade Vélodrome remis de blessure, qui devrait être plein a craquer pour les retrouvailles. Marseille pourra compter sur son attaquant Baky Koné, dont la blessure est elle aussi désormais effacée. En revanche, Lucho Gonzalez, la plus grosse en terme financier des recrues estivales olympiennes (24 millions d »euros) sera encore « trop juste » selon son entraîneur (NDLR: l’Argentin s’était blessé lors d’un match amical face à Saint Étienne cet été). Si les Marseillais partent gagnants sur un point, c’est grâce à son banc. Comme vous pourrez le voir à la fin de l’article, de nombreux fidèles de Chaban Delmas sont inquiets quant à la performance de leur banc. Si Gourcuff se blesse et devient indisponible, qui assurera l’intérim ? Il faut dire que dans ces domaines là, Marseille a de nombreuses ressources, ne serait ce que pour citer Morientes. En tout cas, le premier vrai dimanche soir de foot pourrait avoir un avant goût de tournant du championnat. Avec le duo Niang-Brandao en attaque, Marseille peut faire des ravages. Assez pour briser un collectif Bordelais plus que bien huilé ?

Le retour du « Grand Lyon »

Pendant sept ans, les pensionnaires de ligue 1 ont du se frotter au Roi Lyon. L’an passé, Puel qui venait tout droit de Lille, arrivait aux commandes de cette équipe qui une fois de plus commençait le championnat en tant que favoris. Un système de jeu trop défensif, des défaites inquiétantes et la série en cours lyonnaise, dominée par les sept titres consécutifs, prenait fin. Et

Gomis pourrait bien faire trembler les filets bordelais (source : OLWEB.fr)

Gomis pourrait bien faire trembler les filets bordelais (source : OLWEB.fr)

pourtant, ce bon vieux Jean Michel Aulas gardait une pleine confiance en son entraineur… Le mercato d’été s’annonçait comme un nouveau cycle pour les Gones. Benzema et Juninho s’en allait, laissant place à Lisandro et Bastos. Pour couronner le tout, Puel donnait sa chance à Gomis auteur d’une bien piètre saison à Saint Étienne. Pour limiter les mauvaises performances coté gauche de Grosso, Aly Cissoko signait pour un peu plus de 15 millions d’euros. Des paris risqués au départ mais qui aujourd’hui semble réussis. Bastos confirme son potentiel, Lisandro en étonne plus d’un et gagne au fur et à mesure la totale confiance de Gerland, Gomis marque et Cissoko réalise des débuts prometteurs. Pjanic, dans l’ombre de Juninho la saison passée, voit le jour depuis le départ au Quatar du Brésilien. Le renouveau de Lyon est aussi dû au retour du 4-4-3 qui permet aux attaquants de s’exprimer un peu plus. Aujourd’hui, beaucoup se posent des questions quant à savoir qui de Marseille ou Lyon a plus d’armes pour rivaliser avec le champion en titre Bordelais. Les deux rédacteurs de ce papier, pense que Lyon est le mieux placé. Choix difficiles et les arguments qui nous font pencher du côté de Lyon sont infimes. Un peu plus de stabilité ainsi que d’expérience européenne. Les choix de Puel payeront-ils enfin ? Lisandro VS Chamakh, ça promet !

La saison ne vient que de commencer et le premier bilan est là : il faudra donc compter sur le FCGB. Une équipe dont la tâche restera quant même coriace tout au long de la compétition, face à des concurrents avides de points et de titres. Reste à savoir si les girondins vont enfin offrir à leurs supporters un parcours en ligue des champions digne de ce nom. Une compétition dans laquelle Bordeaux s’est très peu illustré et n’a pas encore réussi à passer le stade des matchs de poules…

Les supporters parlent :

« L’équipe reste dans la continuité de ses titres et succès qui lui donnent une confiance énorme. »

« Attention à ne pas s’enflammer car les trois premiers adversaires (Lens, Sochaux, Nice) ne sont pas de gros calibres. Le premier test sera le week-end prochain à Marseille où l’emporter serait un très gros coup. Et Bordeaux y va sans pression… »

« L’équipe joue bien, il y a du liant entre les lignes et surtout elle affiche une grande sérénité. »

« Il y a selon moi plusieurs sources de doutes : la première, c’est qu’on a une équipe type très forte, mais je ne sais pas ce que ça va donner si plusieurs joueurs se blessent. Il me semble qu’il manque un ou deux joueurs sur le banc. »

« Le premier vrai test, c’est dimanche contre l’OM. Si les Girondins font un résultat là bas, on devrait pouvoir compter sur eux jusqu’à la fin. Mais c’est très loin d’être gagné. »

« L’OM repart presque de zéro et va devoir subir son premier gros test dimanche prochain avec nettement moins de certitudes que son adversaire qui n’attend que ça pour enfoncer le clou. Si je devais me risquer à un pronostic, je dirai 3-1 pour Bordeaux. »

« Je dirai que Bordeaux a fait jusqu’à présent un début de saison parfait. La stabilité semble payée. S’ils gagnent ce match contre Marseille…ils gagneront énormément en confiance et commenceront à être vraiment craints par les autres clubs. »

« Dimanche le grand match OM-Bordeaux… malheureusement trop tôt pour l’OM. »

« Difficile d’émettre un pronostic. La tendance annonce Bordeaux comme vainqueur mais Marseille fait le boulot depuis le début, sans la fanfare des girondins, mais avec autant de professionnalisme. »

Albertine GROS (footballwrite.com) et Alexandre MOGNOL (lepapiersport.com)